trimestres validés

Retraite progressive : le décret enfin paru !

Retraite progressive
Nous l’attendions avec impatience ! Les conditions d’accès à la retraite progressive ont été revues par un décret du 16 décembre 2014 …

Les nouvelles dispositions sont applicables aux retraites progressives prenant effet à compter du 1er janvier 2015.

Rappel de la notion de retraite progressive : la retraite progressive permet aux salariés de travailler à temps partiel tout en percevant une fraction de leur pension de retraite (retraite de base et retraites complémentaires).

1. Condition d’âge : le salarié doit avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite selon sa génération (62 ans pour les personnes nées en 1955), diminué de 2 ans, sans pouvoir être inférieur à 60 ans.

2. Durée d’assurance : 150 trimestres tous régimes confondus, y compris les régimes spéciaux et les périodes reconnues « équivalentes ».

3. Quotité de travail à temps partiel : entre 40 et 80% d’un temps complet ; soit entre 14 et 28 heures par semaine pour un temps de travail de 35 heures.

4. Calcul de la fraction de retraite à verser : la pension de retraite servie est égale à la différence entre 100% et la quotité de travail à temps partiel.
Exemple : vous travaillez 28 heures par semaine ? Soit 80% d’un temps complet (35 heures). Vous percevrez 20% de vos retraites (100% – 80%).

5. Justificatifs à apporter aux caisses de retraite : contrat de travail à temps partiel, déclaration sur l’honneur et attestation de l’employeur.

Le salarié en retraite progressive continue d’acquérir des droits pour sa retraite grâce à ses cotisations. Au moment où il partira définitivement à la retraite, sa pension sera recalculée en intégrant ces nouveaux droits.

« L’employeur n’est pas tenu d’accorder un temps partiel au salarié qui le demande (sauf accord collectif d’aménagement de fin de carrière le prévoyant). De la même façon, l’employeur ne peut pas imposer à un salarié de passer à temps partiel. L’accord des deux parties (employeur et salarié) est donc nécessaire pour la mise en œuvre de la retraite progressive. » (Source : social-sante.gouv.fr).

Source : Légifrance

Liaison Retraite vous aide et vous conseille dans vos démarches administratives pour la retraite.

Bilan retraite, chômage, conseil retraite, formation retraite … Que vous soyez un particulier ou une entreprise, Liaison Retraite est votre Expert des questions Retraite. Vous avez besoin de conseil ? N’hésitez pas, contactez Liaison Retraite pour plus d’informations.

Retraite par capitalisation, retraite par répartition : quelle différence ?

Retraite par capitalisation - Liaison Retraite

Pour pallier aux carences de notre système de retraite par répartition, des dispositifs de retraite par capitalisation ont été mis en place et encouragés par la réforme des retraites de 2010. Mais quelle est la différence entre les deux systèmes de retraite ?

La retraite par répartition est basée sur la solidarité intergénérationnelle. Les cotisations des actifs et des entreprises servent à financer les pensions des retraités. Or, nous assistons depuis de nombreuses années à un déséquilibre entre actifs et retraités. L’arrivée à la retraite de la génération du baby-boom, l’allongement de l’espérance de vie, et l’augmentation du chômage, font qu’il y a moins d’actifs pour financer davantage de retraites pendant plus longtemps.

La retraite par répartition est obligatoire. Chaque actif quel qu’il soit, doit cotiser auprès d’un régime de retraite. Par exemple, les salariés du secteur privé doivent cotiser auprès de l’Assurance retraite pour la retraite de base et auprès de l’Arrco pour la retraite complémentaire (éventuellement Agirc pour les cadres).

L’érosion de nos pensions de retraite, la succession des réformes, font que de plus en plus de personnes sont attirés par la retraite par capitalisation. Mais, qu’est-ce que la retraite par capitalisation ?

C’est un système dans lequel on cotise non pas pour les autres (retraités) mais pour soi-même. La capitalisation peut être effectuée dans un cadre collectif ou individuel.
Les cotisations font l’objet de placements financiers ou immobiliers, dont le rendement dépend essentiellement de l’évolution des taux d’intérêt. Arrivé à la retraite, on dispose d’un capital qui peut être reversé sous forme d’une rente, généralement imposable. Alors que trouve-t-on comme dispositifs dans le cadre de la retraite par capitalisation ?

1. Les plans d’épargne salariale
Certaines entreprises mettent des dispositifs d’épargne à la disposition de leurs salariés : PEE et Perco.
– PEE (Plan d’Epargne Entreprise) : système d’épargne collectif qui permet au salarié d’augmenter ses revenus par la constitution, avec l’aide de l’entreprise, d’un portefeuille de valeurs mobilières. L’adhésion au PEE est facultative. Le salarié verse de l’argent sur le PEE et l’entreprise peut abonder. Les sommes épargnées sur le PEE sont bloquées pendant au moins 5 ans (sauf cas de déblocage anticipé autorisé).
– Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) : il permet au salarié de se constituer une épargne retraite, accessible au moment de la retraite sous forme de rente ou de capital. Il peut y placer de la participation, de l’intéressement, d’un CET, et sa propre épargne. L’entreprise peut également abonder. Le Perco est constitué de valeurs mobilières.

2. Epargne individuelle
– Perp (Plan d’épargne retraite populaire) : c’est un contrat à souscrire auprès des banques ou compagnies d’assurances, mutuelle … Le capital constitué est reversé sous forme d’une rente viagère. Il peut également être reversé sous forme de capital, à hauteur de 20 %. Avant la retraite, l’épargne peut être débloquée que dans 5 cas : invalidité, fin de droits aux allocations chômage, liquidation judiciaire pour les non-salariés, surendettement, décès du conjoint ou du partenaire de Pacs. L’épargne est déductible de votre revenu global pour le calcul de l’impôt, mais dans certaines limites.
– L’assurance vie : tout comme le Perp, l’assurance vie est à souscrire auprès des banques ou compagnies d’assurances. Il existe différents contrat tels que les contrats en euros, les contrats multi-supports … En cas de déblocage avant 8 ans, les intérêts sont soumis, au choix, soit à l’imposition sur le revenu, soit à un prélèvement libératoire de 35% si le contrat à moins de 4 ans, de 15% s’il a entre 4 et 8 ans. Pour un retrait après 8 ans, ce prélèvement est ramené à 7,5%, et l’impôt n’est dû que sur la partie des intérêts excédant 4 600 € pour une personne seule, et 9 200 € pour un couple.

Il existe donc plusieurs façons de se constituer une épargne supplémentaire pour sa retraite. Mais attention, la retraite par capitalisation n’est pas sans risques. Nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle crise boursière comme en 2008. Vaut mieux donc diversifier ses investissements. Les différents dispositifs de retraite par capitalisation sont complexes, répondent à une fiscalité différente. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre banque ou compagnie d’assurance avant de vous lancer.

(Source : service public)

 

Liaison Retraite vous aide et vous conseille dans vos démarches administratives pour la retraite.

Bilan retraite, chômage, conseil retraite, formation retraite … Que vous soyez un particulier ou une entreprise, Liaison Retraite est votre Expert des questions Retraite. Vous avez besoin de conseil ? N’hésitez pas, contactez Liaison Retraite pour plus d’informations.

Congé parental et retraites : quelles conséquences ?

Congé parental et retraites

Depuis le 16 juillet 1977, les pères et mères de famille peuvent bénéficier d’un congé parental pour s’occuper de leur(s) enfant(s). Mais quel est l’impact sur vos retraites de base et complémentaires ? Congé parental et retraites, à quoi avez-vous droit ?

Rassurez-vous, vous pouvez bénéficier d’une majoration de trimestres correspondant à la durée effective du congé parental. Vous avez pris un congé parental de 2 ans ? Vous aurez droit à 8 trimestres pour la retraite de base.

1. Congé parental et retraite de base de l’Assurance Vieillesse :

– Les trimestres sont retenus de date à date.  Le nombre de trimestres correspondant est arrondi au chiffre immédiatement supérieur. On valide 1 trimestre à la fin de chaque période de 90 jours. Le reliquat de jours permet de valider un trimestre supplémentaire.
Exemple : si vous avez pris un congé parental de 20 mois, vous bénéficiez d’une majoration de 7 trimestres d’assurance retraite (6 trimestres pour les 18 premiers mois + 1 trimestre pour les 2 mois restants).

– Vous devez avoir suspendu votre contrat de travail pour pouvoir bénéficier de la majoration de trimestres pour congé parental. En effet, si vous avez décidé de prendre un congé à temps partiel, vous continuez à percevoir un salaire. Vous acquérez donc des trimestres cotisés (1 429,50 € de rémunération permet de valider 1 trimestre). Vous pourrez tout de même bénéficier de la majoration pour enfant (congé maternité + congé éducation).

– La majoration pour congé parental ne se cumule pas avec la majoration pour enfant. Votre caisse de retraite compare vos droits acquis au titre de chaque majoration et retient le nombre de trimestres le plus favorable.
Exemple : pour un enfant né en janvier 2011, la mère a bénéficié d’un congé parental qui permet de valider 5 trimestres. Dans le délai de 6 mois suivant le 4ème anniversaire de l’enfant, les parents choisissent de répartir équitablement la majoration éducation : 2 trimestres à chaque parent. La mère bénéficie donc de 4 trimestres de maternité + 2 trimestres d’éducation. Au moment de partir à la retraite, la caisse de retraite retiendra le dispositif le plus avantageux pour la mère, soit les 6 trimestres de majoration pour enfant.

2. Congé parental et retraites complémentaires :

Puisque vous ne percevez plus de salaire, vous ne bénéficiez pas de points complémentaires, sauf si au sein de votre entreprise a été conclu un accord prévoyant le versement de cotisations.

En résumé, vous avez droit à des trimestres correspondant à la durée effective du congé parental, sans être cumulables avec la majoration pour enfant. Ces trimestres sont pris en compte dans votre durée d’assurance pour le calcul de la retraite de base. Néanmoins, aucun salaire n’est reporté sur votre compte retraite, puisque vous n’en percevez plus, sauf si vous bénéficiez de l’Assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). De même, vous n’obtenez aucun point de retraite dans les régimes complémentaires.

(Source : service public)

Liaison Retraite vous aide et vous conseille dans vos démarches administratives pour la retraite.

Bilan retraite, chômage, conseil retraite, formation retraite … Que vous soyez un particulier ou une entreprise, Liaison Retraite est votre Expert des questions Retraite. Vous avez besoin de conseil ? N’hésitez pas, contactez Liaison Retraite pour plus d’informations.

Qu’entend-on par retraite pleine ?

Retraite pleine

Régulièrement employée par l’Assurance vieillesse, l’expression « retraite pleine » laisse perplexe ! Retraite à taux plein, retraite pleine est-ce la même chose ?

Et bien non. Une retraite à taux plein ne veut pas dire systématiquement retraite pleine (ou retraite entière). Alors quelle est la différence entre les deux ?

1. Retraite à taux plein.
La retraite à taux plein signifie que vous avez obtenu le taux maximal de 50%.

La retraite de base de la sécurité sociale est calculée de la manière suivante :

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 50% × Nbr trimestres Assurance vieillesse / Nbr trimestres de référence

Pour obtenir le taux plein de 50%, vous devez :
– À l’âge légal de départ à la retraite (62 ans selon votre année de naissance), avoir acquis un certain nombre de trimestres. Celui-ci varie en fonction de votre année de naissance.
Vous êtes né en 1955 ? Vous devez totaliser 166 trimestres tous régimes confondus. Ou,…
– Attendre votre âge « taux plein ». Vous n’avez pas le nombre de trimestres nécessaire pour l’obtention de votre taux plein 50% ? A 65 ou 67 ans (selon votre année de naissance) vous bénéficiez automatiquement du taux plein de 50%.

Si vous partez à la retraite dans le cadre de la retraite anticipée pour carrière longue ou handicap, dans le cadre de la pénibilité, invalidité, ou inaptitude, vous bénéficiez automatiquement du taux plein de 50%.

Mais, retraite à taux plein ne veut pas dire retraite pleine ou entière. Vous pouvez obtenir le taux plein de 50% mais avoir tout de même une retraite proratisée.

Exemple : Une personne née en 1956 totalisera 150 trimestres à 67 ans. Elle bénéficiera automatiquement du taux plein de par son âge. Cependant, sa retraite sera proratisée. Car, dans le calcul de la retraite, on tient compte des trimestres acquis dans le régime de base de l’Assurance vieillesse.

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 50% (car 67 ans) × 150/166

Attention, si vous souhaitez partir à votre âge légal (62 ans) sans avoir acquis le nombre de trimestres nécessaires à l’obtention du taux plein, votre taux de liquidation subira une décote calculée en fonction des trimestres manquants.

Par exemple, vous n’avez que 160 trimestres au lieu de 166 ? Votre retraite sera calculée de la manière suivante :

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 46,25% × 160/166

2. Retraite pleine.
Si vous avez obtenu le taux plein de 50% et que vous avez la totalité de vos trimestres dans le régime de l’Assurance vieillesse, vous avez une retraite pleine ou dite « entière ».

Vous êtes né en 1955 ? Pour pouvoir bénéficier d’une retraite pleine, vous devez totaliser 166 trimestres dans le régime de l’Assurance vieillesse.

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 50% × 166/166

(source : Assurance vieillesse)

Liaison Retraite vous aide et vous conseille dans vos démarches administratives pour la retraite

Bilan retraite, chômage, conseil retraite, formation retraite … Que vous soyez un particulier ou une entreprise, Liaison Retraite est votre Expert des questions Retraite. Vous avez besoin de conseil ? N’hésitez pas, contactez Liaison Retraite pour plus d’informations.

Combien de trimestres pour la retraite ?

Trimestres pour la retraite

Tout dépend de votre année de naissance. La dernière réforme a allongé la durée d’assurance pour atteindre 172 trimestres pour les générations nées à compter de 1973. Alors, combien vous faut-il de trimestres pour la retraite ?

La durée d’assurance augmente de 1 trimestre tous les 3 ans à compter de la génération née en 1955. Ainsi, afin de bénéficier du taux plein de 50% de la sécurité sociale, vous devez avoir acquis un certain nombre de trimestres.

Trimestres pour la retraite :
1955/1956/1957 : 166 trimestres
1958/1959/1960 : 167 trimestres
1961/1962/1963 : 168 trimestres
1964/1965/1966 : 169 trimestres
1967/1968/1969 : 170 trimestres
1970/1971/1972 : 171 trimestres
A compter de 1973 : 172 trimestres (soit 43 ans)

Que prend en compte cette durée d’assurance ?
Vous devez comptabiliser comme trimestres pour la retraite à taux plein :
– les trimestres cotisés (trimestres acquis par vos cotisations, donc par vos salaires) ;
– les trimestres dits « assimilés » (chômage, maladie, invalidité, accident du travail, maternité, service militaire) ;
– les trimestres rachetés (rachat de trimestres pour études supérieures ou années incomplètes, activités à l’étranger …) ;
– les trimestres de majoration (maternité/adoption, éducation, congé parental, enfant handicapé, aidant familial d’un adulte handicapé).

Si vous avez été affilié auprès d’un autre régime de base, les trimestres acquis sont comptabilisés dans la durée d’assurance pour l’obtention du taux plein.

Calcul de la retraite sécurité sociale

– Exemple d’une personne née en 1956 ayant tous ses trimestres partant à 62 ans :

SAM (salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années) × taux de liquidation (50% si 166 trimestres tous régimes confondus) × 166 T (uniquement dans le régime de la sécurité sociale)/166 T

Exemple : 30 000 × 50% × 166/166 = 15 000 € annuel brut de pension de retraite sécurité sociale

Aussi, si vous n’avez pas le nombre de trimestres requis, une décote sera appliquée sur le taux de liquidation ainsi qu’une proratisation.

– Exemple d’une personne née en 1956 ayant 5 trimestres manquants partant à 62 ans :

SAM (salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années) × taux de liquidation (46,87% car 161 trimestres tous régimes confondus au lieu de 166) × 161 T (uniquement dans le régime de la sécurité sociale)/166 T

Exemple : 30 000 × 46,87% × 161/166 = 13 637,48 € annuel brut de pension de retraite sécurité sociale

Attention, si vous subissez une décote sur votre taux de liquidation, vos retraites complémentaires Arrco et éventuellement Agirc (si vous étiez cadre) seront impactées. Celles-ci seront calculées avec un coefficient d’abattement.

Afin d’éviter une décote sur votre taux, vous pouvez partir entre 65 ans et 67 ans selon votre année de naissance. Quelle que soit votre durée d’assurance, le taux plein vous sera accordé automatiquement. Votre retraite peut néanmoins être proratisée si vous ne totalisez pas le nombre de trimestres nécessaire dans le régime de la sécurité sociale.

– Exemple d’une personne née en 1956 ayant 5 trimestres manquants partant à 67 ans :

SAM (salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années) × taux de liquidation (50% car 67 ans) × 161 T (uniquement dans le régime de la sécurité sociale)/166 T

Exemple : 30 000 × 50% × 161/166 = 14 548,19 € annuel brut de pension de retraite sécurité sociale

(Source : Assurance Retraite)

Liaison Retraite vous aide et vous conseille dans vos démarches administratives pour la retraite.

Bilan retraite, chômage, conseil retraite, formation retraite … Que vous soyez un particulier ou une entreprise, Liaison Retraite est votre Expert des questions Retraite. Vous avez besoin de conseil ? N’hésitez pas, contactez Liaison Retraite pour plus d’informations.

Chômage et retraite : comment ça marche ?

Chômage et retraite - Liaison Retraite

La nouvelle convention assurance chômage est entrée en vigueur depuis le 1er juillet. Chômage et retraite : qu’est-ce qui change réellement ?

De nouvelles règles d’indemnisation du chômage sont entrées en vigueur depuis le 1er juillet 2014 et pour une durée de 2 ans. Petit rappel :

Les droits à indemnisation sont rechargeables. Ce système permet à un chômeur, qui retrouve un emploi sans avoir consommé tous ses droits à l’assurance chômage, de conserver ce reliquat. S’il perd de nouveau son emploi, ce reliquat viendra s’ajouter aux droits acquis entre-temps.
Simplification du dispositif « cumul activité réduite et allocation chômage ». Ce dispositif permet à un chômeur qui retrouve un emploi à temps partiel ou un CDD très court de cumuler une partie de ses allocations chômage avec son salaire et de repousser ainsi la fin de ses droits. La possibilité de cumuler allocation et salaire ne sera plus limitée à 15 mois.
Un différé d’indemnisation de 180 jours en cas d’indemnités supra-légales. Le délai reste plafonné à 75 jours pour les salariés licenciés « économiquement », mais il pourra atteindre jusqu’à 180 jours dans les autres cas.
Baisse de l’allocation chômage. Le taux appliqué au salaire journalier de référence baisse de 57,4 % à 57 % pour les chômeurs qui percevaient plus de 2 054 € brut par mois.
Les salariés de plus de 65 ans devront cotiser à l’assurance chômage comme les autres salariés.
– En enfin, la borne des 61 ans pour continuer à bénéficier des allocations jusqu’à la retraite à taux plein est repoussée à 62 ans.

Alors, chômage et retraite font-ils bon ménage ? Le chômage compte-t-il pour la retraite ?
Tout dépend de votre situation …

1. Vous avez eu des périodes de chômage antérieures au 1er janvier 1980 ? Tous les trimestres comptent, qu’il y ait eu indemnisation ou non.
2. Vous avez été indemnisé pendant votre période de chômage ? 50 jours indemnisés valident un trimestre (dans la limite de 4 trimestres/an).
3. Vous n’avez pas été indemnisé pendant votre période de chômage ? Ces périodes sont tout de même prises en compte dans certaines conditions :
– Si vous avez cessé d’être indemnisé : les périodes de chômage sont prises en compte dans la limite d’une année, ou de 5 années si vous avez au moins 55 ans et si vous avez cotisé auprès de l’Assurance Retraite pendant au moins 20 ans ;
– Si vous n’avez jamais été indemnisé : lors de la première période de chômage non indemnisé dans une carrière, on compte un trimestre par période de 50 jours de chômage, pour les périodes antérieures à 2011, et de 6 trimestres à partir du 1er juillet 2011.

Les caisses de retraite complémentaires vous attribuent également des points dits « gratuits ». Par contre, si vous n’avez pas été indemnisé, vous ne pourrez bénéficier d’aucun point.

Vous savez maintenant que vos périodes de chômage peuvent compter pour votre retraite. Mais, vos allocations seront-elles maintenues jusqu’à l’âge de votre retraite ?

Vos allocations vous seront versées jusqu’à votre retraite à taux plein, si à 62 ans :
– vous êtes en cours d’indemnisation depuis au moins un an,
– vous justifiez de 12 ans d’affiliation au régime de l’assurance chômage ou de périodes assimilées,
– vous justifiez de 100 trimestres validés par l’assurance vieillesse,
– vous justifiez, soit d’une année continue, soit de deux années discontinues d’affiliation dans une ou plusieurs entreprises au cours des cinq années précédant la fin du contrat de travail prise en compte pour l’ouverture de droit.

La nouvelle convention d’assurance chômage relève ainsi l’âge requis pour bénéficier du maintien des allocations jusqu’à la retraite taux plein. Il est porté à 61 ans et 2 mois pour les assurés nés en 1953, à 61 ans et 7 mois pour ceux nés en 1954 et à 62 ans pour les chômeurs nés à partir de 1955.
Ce décalage de 61 à 62 ans, résulte du report progressif de l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans d’ici 2017, instauré par la réforme des retraites de 2010. Par ailleurs, la limite de versement des allocations chômage passe de 65 à 67 ans (suivant l’année de naissance).

 (source : unedic)

Liaison Retraite vous aide et vous conseille dans vos démarches administratives pour la retraite.

Bilan retraite, chômage, conseil retraite, formation retraite … Que vous soyez un particulier ou une entreprise, Liaison Retraite est votre Expert des questions Retraite. Chômage et retraite ? Vous avez besoin de conseil ? N’hésitez pas, contactez Liaison Retraite pour plus d’informations.

Quand demander sa retraite ? Vérifiez certains points avant de partir !

Quand demander sa retraite - Liaison Retraite

La retraite est proche ? Mais à partir de quand demander sa retraite ? Et quelles sont les formalités à accomplir pour percevoir ses pensions ?

Vous avez été affilié au régime des salariés du secteur privé ? Avant de vous poser la question de savoir « quand demander sa retraite ? », vérifiez certains points !

  • L’âge légal. Vous devez avoir l’âge légal pour pouvoir partir. Attention, les réformes se succèdent et l’âge de départ à la retraite a évolué. Il dépend de votre date de naissance. Il passe progressivement à 62 ans pour les générations nées à compter de 1955. Il est également possible de partir à 60 ans ou avant 60 ans dans le cadre des carrières longues, mais certaines conditions vous seront demandées (avoir acquis 4 ou 5 trimestres avant la fin de l’année civile de vos 20 ans ou 16 ans, et avoir obtenu un nombre suffisant de trimestres cotisés correspondant à votre date de naissance).
  • Les trimestres. Si vous voulez éviter une décote sur votre taux de liquidation de votre retraite de base, mieux vaut avoir acquis la totalité de ses trimestres. Le nombre de trimestres évolue également et dépend de votre année de naissance. Actuellement, les personnes nées en 1953 peuvent partir à la retraite à taux plein à 61 ans et 2 mois si elles totalisent 165 trimestres validés.
  • L’âge taux plein. Vous n’avez pas tous vos trimestres ? Vous pouvez attendre votre âge taux plein pour partir à la retraite sans décote sur votre taux de liquidation. Cet âge passe progressivement de 65 ans à 67 ans pour les générations nées à compter de 1955.
  • Reconstitution de carrière. Vérifiez votre carrière et les informations fournies par vos caisses de retraite (retraite de base et retraites complémentaires). Les erreurs et les oublis sont fréquents, et il est préférable de procéder aux corrections avant de liquider sa retraite.

Çà y est ! Vous avez l’âge, vous avez tous vos trimestres pour une retraite à taux plein, oui, mais quand demander sa retraite exactement ?

Il est conseillé de commencer les démarches 4 mois avant la date souhaitée. C’est à vous de choisir quand vous souhaitez partir, et d’engager les démarches, car aucune retraite n’est automatique ! Vous devez en faire la demande. Le point de départ à la retraite est toujours fixé le 1er jour d’un mois. Vous aurez 62 ans le 12 mai 2017 ? Vous pourrez partir le 1er juin. Si vous n’indiquez pas le point de départ, celui-ci est fixé le 1er jour du mois qui suit la date de réception de la demande.

Vous allez percevoir 2, voire 3 pensions de retraite :
– La retraite de base de l’Assurance retraite
– La retraite complémentaire Arrco + éventuellement si vous avez été cadre, celle de l’Agirc.

Quelles sont les formalités à accomplir auprès de vos caisses de retraite ?

1. Régime de base de l’assurance vieillesse.
Demander votre retraite en ligne. Vous pouvez transmettre votre demande via le site de l’assurance retraite (www.lassuranceretraite.fr). Ou, …
Compléter le formulaire « demande de retraite personnelle ». Vous pouvez vous le procurer en ligne ou dans des points d’accueil dont vous trouverez les coordonnées sur le site de l’assurance retraite. Si vous avez été également artisan, commerçant ou exploitant/salarié agricole, une seule demande suffit. L’assurance vieillesse se chargera de transmettre l’information à ces régimes de retraite. L’imprimé est à déposer ou à envoyer à votre caisse de retraite. Pour obtenir les coordonnées vous pouvez appeler le 39 60.
Déclaration de cessation d’activité. Pour obtenir votre retraite, vous devez avoir cessé votre activité professionnelle.

2. Régimes complémentaires Arrco/Agirc
Demander votre retraite en ligne. Vous pouvez vous rendre sur le site de l’Agirc-Arrco (www.agirc-Arrco.fr). Ou, …
Compléter le formulaire « demande de retraite complémentaire ». Vous pouvez vous le procurer sur le site internet de l’Agirc-Arrco. Le document sera à retourner à votre caisse de retraite complémentaire dont les coordonnées figurent sur vos relevés tels que le relevé de situation individuelle ou relevé de points. Votre service du personnel peut également vous fournir l’adresse.
CICAS. Vous pouvez vous rendre auprès d’un CICAS (adresse sur le site de l’Agirc-Arrco) et déposer votre demande.

Votre demande peut être envoyée en même temps que celle du régime de base.

Pour les deux régimes, des justificatifs vous seront demandés (photocopies de votre pièce d’identité, livret de famille …).

Donc rappelez-vous, les démarches s’effectuent 4 mois avant votre date de départ à la retraite !!

 

Liaison Retraite vous aide et vous conseille dans vos démarches administratives pour la retraite

Bilan retraite, chômage, conseil retraite, formation retraite … Que vous soyez un particulier ou une entreprise, Liaison Retraite est votre Expert des questions Retraite. Vous avez besoin d’un accompagnement personnalisé dans vos démarches ? N’hésitez pas, contactez Liaison Retraite pour plus d’informations.