Actualités sur la retraite par Liaison Retraite

Compte pénibilité : ce qui change au 1er juillet 2016

 Compte pénibilité

Compte pénibilité : 6 autres facteurs de risque seront pris en compte à compter du 1er juillet 2016.

Compte pénibilité de quoi s’agit-il ?

  • Manutentions manuelles de charges lourdes (lever ou porter 15 kg pendant au moins 600 heures) : toute opération de transport ou de soutien d’une charge, dont le levage, la pose, la poussée, la traction …
  • Postures pénibles (au moins 900 heures par an) : position accroupie ou à genoux …
  • Vibrations mécaniques (au moins 450 heures par an) : vibrations transmises aux mains et aux bras, vibrations transmises à l’ensemble du corps;
  • Agents chimiques dangereux y compris les poussières et les fumées (seuil déterminé pour chacun d’eux dans une grille d’évaluation fixée par arrêté);
  • Températures extrêmes (au moins 900 heures par an) : en-dessous de 5°C et au-dessus de 30°C;
  • Bruit :
    – si pendant au moins 600 heures par an le niveau d’exposition au bruit rapporté à une période de référence de huit heures est d’au moins 81 décibels.
    – ou si au moins 120 fois par an, exposition à un niveau de pression acoustique de crête au moins égal à 135 décibels.

Rappel des 4 autres facteurs de risque mis en place depuis janvier 2015 :

  • Travail de nuit (au moins 120 nuits par an) : 1h de travail entre minuit et 5 h.
  • Travail en équipes successives alternantes (au moins 50 nuits par an) : au moins 1h de travail entre minuit et 5h.
  • Activités en milieu hyperbare (au moins 60 interventions par an) : l’intensité est au moins de 1 200 hectopascals
  • Travail répétitif ou cadence contrainte (au moins 900 heures de travail répétitif par an) : plus de 15 actions techniques pour un temps de cycle inférieur ou égal à 30 secondes, ou plus de 30 actions techniques par minute.

Acquisition des points pour une année d’exposition :

Un salarié acquière 4 points s’il a été exposé à un facteur de risque,
Un salarié acquière 8 points s’il a été exposé à plusieurs facteurs de risque.

3 mois d’exposition à un même facteur de risque donnent droit à 1 point.

A savoir : Pour les assurés nés avant le 1er juillet 1956, les points inscrits sont multipliés par deux.

Le compte pénibilité est plafonné à 100 points sur l’ensemble de la carrière professionnelle.

Pourquoi un compte pénibilité ? Celui-ci permet au salarié :
– de bénéficier d’une formation professionnelle en vue d’accéder à un emploi pas ou moins exposé : 1 point = 25 heures de formation,
– de passer à temps partiel sans baisse de rémunération : 10 points = 1 trimestre à mi-temps,
– de partir en retraite anticipée : 10 points = 1 trimestre de droits à la retraite.

Attention, les 20 premiers points obtenus sur le compte sont réservés à la formation professionnelle.

(www.preventionpenibilite.fr)

Retraite progressive : le décret enfin paru !

Retraite progressive
Nous l’attendions avec impatience ! Les conditions d’accès à la retraite progressive ont été revues par un décret du 16 décembre 2014 …

Les nouvelles dispositions sont applicables aux retraites progressives prenant effet à compter du 1er janvier 2015.

Rappel de la notion de retraite progressive : la retraite progressive permet aux salariés de travailler à temps partiel tout en percevant une fraction de leur pension de retraite (retraite de base et retraites complémentaires).

1. Condition d’âge : le salarié doit avoir atteint l’âge légal de départ à la retraite selon sa génération (62 ans pour les personnes nées en 1955), diminué de 2 ans, sans pouvoir être inférieur à 60 ans.

2. Durée d’assurance : 150 trimestres tous régimes confondus, y compris les régimes spéciaux et les périodes reconnues « équivalentes ».

3. Quotité de travail à temps partiel : entre 40 et 80% d’un temps complet ; soit entre 14 et 28 heures par semaine pour un temps de travail de 35 heures.

4. Calcul de la fraction de retraite à verser : la pension de retraite servie est égale à la différence entre 100% et la quotité de travail à temps partiel.
Exemple : vous travaillez 28 heures par semaine ? Soit 80% d’un temps complet (35 heures). Vous percevrez 20% de vos retraites (100% – 80%).

5. Justificatifs à apporter aux caisses de retraite : contrat de travail à temps partiel, déclaration sur l’honneur et attestation de l’employeur.

Le salarié en retraite progressive continue d’acquérir des droits pour sa retraite grâce à ses cotisations. Au moment où il partira définitivement à la retraite, sa pension sera recalculée en intégrant ces nouveaux droits.

« L’employeur n’est pas tenu d’accorder un temps partiel au salarié qui le demande (sauf accord collectif d’aménagement de fin de carrière le prévoyant). De la même façon, l’employeur ne peut pas imposer à un salarié de passer à temps partiel. L’accord des deux parties (employeur et salarié) est donc nécessaire pour la mise en œuvre de la retraite progressive. » (Source : social-sante.gouv.fr).

Source : Légifrance

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Décote sur la retraite de base : quelles conséquences ?

Décote sur la retraite - Liaison Retraite

Vous n’avez pas tous vos trimestres, mais vous souhaitez partir à la retraite ? Attention, une décote sur la retraite de base vous sera définitivement appliquée !…

Vous avez atteint votre âge légal (entre 60 et 62 ans selon votre année de naissance), mais vous n’avez pas acquis la totalité de vos trimestres tous régimes confondus. Votre retraite de base de l’Assurance vieillesse subira donc une décote qui va dépendre du nombre de trimestres manquants.

1. Comment se calcule la décote sur la retraite de base ?
Un coefficient de minoration qui dépend de votre année de naissance, est appliqué sur chaque trimestre manquant.
Pour prendre en compte le nombre de ces trimestres manquants, l’Assurance vieillesse va comparer le nombre de trimestres qui vous sépare de votre âge taux plein et le nombre de trimestres manquants par rapport à votre durée d’assurance. Elle gardera le plus avantageux.

Exemple : vous êtes né en 1955 et vous souhaitez partir en 2017 à 62 ans. Pour obtenir une pension de retraite à taux plein, vous devez totaliser 166 trimestres tous régimes confondus. Or, vous n’aurez que 160 trimestres. Procédons aux 2 calculs.
– Il vous manque 20 trimestres pour atteindre vos 67 ans (âge taux plein).
– Il vous manque 6 trimestres pour atteindre votre durée d’assurance.

L’Assurance vieillesse gardera les 6 trimestres manquants.

A ces 6 trimestres, un coefficient d’abattement correspondant à votre année naissance sera appliqué :
6 × 0,625 = 3,75
Votre taux de liquidation ne sera donc pas de 50%, mais de 46,25% (50 – 3,75).

2. Proratisation de la retraite de base.
Attention, votre pension de retraite subira encore une proratisation. Si nous reprenons l’exemple du dessus, avec un salaire annuel moyen de 24 000 €, la pension de retraite se calculera de la façon suivante :

24 000 € (SAM) × 46,25% × 160/166 = 10 698,79 €

Si vous aviez eu la totalité de vos trimestres, votre pension de retraite aurez été de 12 000 €.

3. Quid de la décote sur la retraite de base à 67 ans, âge taux plein ?
Aucune décote n’est appliquée. Vous avez d’office le taux de plein de 50% quel que soit votre durée d’assurance. Cependant, une proratisation de votre pension est toujours possible.

Exemple : Vous partez à la retraite à 67 ans avec 162 trimestres au lieu de 166, et un salaire annuel moyen de 24 000 €. Calcul de la retraite de base :
24 000 × 50% × 162/166 = 11 710,84 €

Attention, si vous subissez une décote sur votre taux de liquidation, un coefficient de minoration sera également appliqué sur vos retraites complémentaires (Arrco et Agirc).

(Source : Assurance Vieillesse)

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Départ à la retraite à 64 ans ?

Départ à la retraite - Liaison Retraite

Les sénateurs ont adopté ce week-end un amendement pour relever progressivement l’âge de départ à la retraite à 64 ans !

Dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2015, un amendement a été déposé pour relever l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans pour les générations nées à compter de 1960. L’âge taux plein, âge qui permet de partir à la retraite sans décote, serait repoussé de 67 ans à 69 ans.

« La soutenabilité de notre système de retraite par répartition, qui dépend étroitement de la croissance économique, n’est nullement garantie aux horizons 2020, 2030 et au-delà, compte tenu de la gravité de la crise que traverse notre pays et dont les effets de long terme sur la croissance potentielle sont difficiles à évaluer », sénateur (UDI) de Haute-Loire Gérard Roche. (Source : sénat)

Le relèvement progressif de l’âge de départ à la retraite s’articulerait de la façon suivante :

Génération née en 1956 : 62 ans et 5 mois,
Génération née en 1957 : 62 ans et 10 mois,
Génération née en 1958 : 63 ans et 3 mois,
Génération née en 1959 : 63 ans et 8 mois,
Génération née à partir de 1960 : 64 ans.

L’amendement ne devrait toutefois pas être validé par l’Assemblée Nationale qui doit adopter le projet de budget en deuxième lecture.

Le Sénat a également adopté d’autres mesures :
– le doublement de la déduction d’impôt pour l’emploi à domicile
– le renforcement de la taxation des retraites-chapeaux
– l’augmentation des sanctions en cas de non-affiliation à la sécurité sociale.

 

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Cumul emploi retraite pour un fonctionnaire

Cumul emploi retraite pour un fonctionnaire

Vous prenez votre retraite en 2015 et vous souhaitez continuer à travailler ? Attention, les règles changent à compter du 1er janvier 2015 concernant le cumul emploi retraite pour un fonctionnaire…

Que vous ayez liquidé ou non votre retraite à taux plein, votre nouvelle activité professionnelle (tous secteurs) ne vous permettra plus d’acquérir de nouveaux droits à la retraite, malgré le versement de cotisations.

Par ailleurs, les fonctionnaires qui partiront à la retraite dès 2015 et qui reprendront une activité professionnelle, seront soumis aux règles de cumul quel que soit le secteur d’activité.

Le cumul pension de retraite / revenu de la nouvelle activité ne devra pas dépasser un plafond qui correspond au tiers du montant annuel brut de la retraite, majoré de 6 941,40 €. A défaut, la pension sera réduite du montant du dépassement.

Le cumul emploi retraite pour un fonctionnaire est toutefois possible dans son intégralité, dans les cas suivants :
– vous avez obtenu une retraite à taux plein,
– vous bénéficiez d’une pension d’invalidité,
– vous reprenez une activité en qualité d’artiste du spectacle, de mannequin, d’artiste auteur d’œuvres (littéraires, musicales…), d’artiste interprète, ou participez à des activités entraînant la production d’œuvres de l’esprit, à des activités juridictionnelles ou assimilées, à des instances consultatives ou délibératives réunies en vertu d’un texte législatif ou réglementaire,
– vous reprenez une activité dans le secteur privé et vous êtes titulaire d’une pension de retraite dont la date d’effet est antérieure au 1er janvier 2015 (cumul possible pour une reprise dans le privé et acquisition de droits en cas de reprise d’activité).

Pour toutes démarches et demande d’information sur le cumul emploi retraite pour un fonctionnaire, renseignez-vous auprès du service des retraites de l’Etat, si vous êtes fonctionnaire d’Etat, ou auprès de la CNRACL si vous êtes fonctionnaire territorial ou hospitalier.

Attention, toute nouvelle activité doit être déclarée auprès de votre caisse de retraite. Vous devrez également transmettre certaines informations comme le nom et l’adresse de votre nouvel employeur, la date de début de votre activité, le montant et la nature de vos revenus professionnels, tout justificatif des revenus perçus, les noms et adresses des autres organismes de retraite, de base et complémentaires, qui vous servent une pension de retraite.

(Source : cnracl)

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Retraite par capitalisation, retraite par répartition : quelle différence ?

Retraite par capitalisation - Liaison Retraite

Pour pallier aux carences de notre système de retraite par répartition, des dispositifs de retraite par capitalisation ont été mis en place et encouragés par la réforme des retraites de 2010. Mais quelle est la différence entre les deux systèmes de retraite ?

La retraite par répartition est basée sur la solidarité intergénérationnelle. Les cotisations des actifs et des entreprises servent à financer les pensions des retraités. Or, nous assistons depuis de nombreuses années à un déséquilibre entre actifs et retraités. L’arrivée à la retraite de la génération du baby-boom, l’allongement de l’espérance de vie, et l’augmentation du chômage, font qu’il y a moins d’actifs pour financer davantage de retraites pendant plus longtemps.

La retraite par répartition est obligatoire. Chaque actif quel qu’il soit, doit cotiser auprès d’un régime de retraite. Par exemple, les salariés du secteur privé doivent cotiser auprès de l’Assurance retraite pour la retraite de base et auprès de l’Arrco pour la retraite complémentaire (éventuellement Agirc pour les cadres).

L’érosion de nos pensions de retraite, la succession des réformes, font que de plus en plus de personnes sont attirés par la retraite par capitalisation. Mais, qu’est-ce que la retraite par capitalisation ?

C’est un système dans lequel on cotise non pas pour les autres (retraités) mais pour soi-même. La capitalisation peut être effectuée dans un cadre collectif ou individuel.
Les cotisations font l’objet de placements financiers ou immobiliers, dont le rendement dépend essentiellement de l’évolution des taux d’intérêt. Arrivé à la retraite, on dispose d’un capital qui peut être reversé sous forme d’une rente, généralement imposable. Alors que trouve-t-on comme dispositifs dans le cadre de la retraite par capitalisation ?

1. Les plans d’épargne salariale
Certaines entreprises mettent des dispositifs d’épargne à la disposition de leurs salariés : PEE et Perco.
– PEE (Plan d’Epargne Entreprise) : système d’épargne collectif qui permet au salarié d’augmenter ses revenus par la constitution, avec l’aide de l’entreprise, d’un portefeuille de valeurs mobilières. L’adhésion au PEE est facultative. Le salarié verse de l’argent sur le PEE et l’entreprise peut abonder. Les sommes épargnées sur le PEE sont bloquées pendant au moins 5 ans (sauf cas de déblocage anticipé autorisé).
– Perco (Plan d’épargne pour la retraite collectif) : il permet au salarié de se constituer une épargne retraite, accessible au moment de la retraite sous forme de rente ou de capital. Il peut y placer de la participation, de l’intéressement, d’un CET, et sa propre épargne. L’entreprise peut également abonder. Le Perco est constitué de valeurs mobilières.

2. Epargne individuelle
– Perp (Plan d’épargne retraite populaire) : c’est un contrat à souscrire auprès des banques ou compagnies d’assurances, mutuelle … Le capital constitué est reversé sous forme d’une rente viagère. Il peut également être reversé sous forme de capital, à hauteur de 20 %. Avant la retraite, l’épargne peut être débloquée que dans 5 cas : invalidité, fin de droits aux allocations chômage, liquidation judiciaire pour les non-salariés, surendettement, décès du conjoint ou du partenaire de Pacs. L’épargne est déductible de votre revenu global pour le calcul de l’impôt, mais dans certaines limites.
– L’assurance vie : tout comme le Perp, l’assurance vie est à souscrire auprès des banques ou compagnies d’assurances. Il existe différents contrat tels que les contrats en euros, les contrats multi-supports … En cas de déblocage avant 8 ans, les intérêts sont soumis, au choix, soit à l’imposition sur le revenu, soit à un prélèvement libératoire de 35% si le contrat à moins de 4 ans, de 15% s’il a entre 4 et 8 ans. Pour un retrait après 8 ans, ce prélèvement est ramené à 7,5%, et l’impôt n’est dû que sur la partie des intérêts excédant 4 600 € pour une personne seule, et 9 200 € pour un couple.

Il existe donc plusieurs façons de se constituer une épargne supplémentaire pour sa retraite. Mais attention, la retraite par capitalisation n’est pas sans risques. Nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle crise boursière comme en 2008. Vaut mieux donc diversifier ses investissements. Les différents dispositifs de retraite par capitalisation sont complexes, répondent à une fiscalité différente. N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre banque ou compagnie d’assurance avant de vous lancer.

(Source : service public)

 

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Apprentissage et retraite : régularisation des cotisations arriérées

Apprentissage et retraite

Vous avez été apprenti avant 1972 ? Mais, aucun trimestre n’apparait sur votre relevé de carrière ! Apprentissage et retraite, comment régulariser votre situation ? …

Depuis le 1er juillet 1972, l’employeur a l’obligation de rémunérer ses apprentis. Ce qui veut dire qu’avant 1972, l’apprenti pouvait ou non percevoir un salaire.

1.  Apprentissage et retraite : dans quels cas demander une régularisation ?
– Vous n’avez pas été rémunéré pendant votre période d’apprentissage.
– Les salaires perçus n’ont pas permis de valider la totalité des trimestres de la période d’apprentissage, car ils étaient d’un montant insuffisant.

Attention :
– les périodes à régulariser doivent être couvertes par un contrat d’apprentissage ;
– la régularisation porte sur la totalité de la période d’apprentissage ;
– si les salaires perçus ont permis de valider des trimestres correspondant à la durée de la période d’apprentissage, aucune régularisation n’est permise.
Exemple : vous avez été en apprentissage du 1er octobre 1969 au 30 juin 1971, soit 7 trimestres civils. Vous avez perçu des salaires vous permettant de valider 1 trimestre pour 1969, 4 trimestres pour 1970 et 2 trimestres pour 1971. Vous ne pouvez prétendre à la régularisation pour les années 1969 et 1970. Le nombre de trimestres validés correspond au nombre de trimestres d’activité.

2. Apprentissage et retraite : comment se calculent les cotisations ?
Votre ancien employeur refuse de régulariser la situation ? C’est à vous de payer les cotisations correspondant à votre période d’apprentissage.

Les cotisations sont calculées à partir d’une base forfaitaire, après déduction, le cas échéant, des salaires pour lesquels des cotisations ont été versées au titre de l’activité d’apprenti.

Assiette forfaitaire × taux des cotisations retraite de l’époque (parts salariale et patronale) × coefficient de revalorisation en vigueur à la date de versement des cotisations arriérées × une majoration d’actualisation de 2,5 %.

3. Apprentissage et retraite : auprès de qui faut-il s’adresser et quels justificatifs fournir ?
Vous devez adresser une demande écrite auprès de la caisse de retraite de votre lieu de résidence. Vous devez préciser les périodes d’apprentissage à régulariser, ainsi que les coordonnées de votre ancien employeur. Des justificatifs sont à fournir avec votre dossier :
– les bulletins de salaire de l’époque,
– le contrat d’apprentissage,
– le certificat de travail établi par l’employeur à la fin de la période d’emploi mentionnant que vous étiez apprenti,
– une attestation de la Chambre des métiers ou de la Chambre du Commerce et de l’Industrie,
– un diplôme d’apprentissage mentionnant les coordonnées de l’employeur.

Si vous ne pouvez pas produire de pièces justificatives, vous pouvez fournir une attestation sur l’honneur contresignée par deux témoins qui doivent avoir été salariés, apprentis ou employeur pendant la période à régulariser. Des entretiens sont à prévoir avec la caisse de retraite. Seul bémol, vous ne pourrez régulariser que 4 trimestres maximum.

Le paiement des cotisations s’effectue en une seule fois soit par chèque, soit par virement bancaire.

A réception de votre paiement, votre caisse de retraite procèdera à la régularisation de votre situation en reportant les salaires sur votre compte individuel

Le montant du versement est déductible de votre revenu imposable.

4. Qu’en est-il de la réforme de 2014 ?
La loi permet aux apprentis d’effectuer un versement pour la retraite à tarif préférentiel, pour les contrats d’apprentissage conclus entre le 1er juillet 1972 et le 31 décembre 2013. En effet, les apprentis perçoivent un salaire forfaitaire ne leur permettant pas d’acquérir 4 trimestres par an.

Pour remédier à ce problème, depuis le 1er janvier 2014, les cotisations des apprentis sont désormais calculées sur la base de leur salaire réel. Un versement complémentaire est effectué par le fonds de solidarité vieillesse de manière à permettre aux apprentis qui ont travaillé toute l’année de valider 4 trimestres par an.

(Source : lassuranceretraite)

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Congé parental et retraites : quelles conséquences ?

Congé parental et retraites

Depuis le 16 juillet 1977, les pères et mères de famille peuvent bénéficier d’un congé parental pour s’occuper de leur(s) enfant(s). Mais quel est l’impact sur vos retraites de base et complémentaires ? Congé parental et retraites, à quoi avez-vous droit ?

Rassurez-vous, vous pouvez bénéficier d’une majoration de trimestres correspondant à la durée effective du congé parental. Vous avez pris un congé parental de 2 ans ? Vous aurez droit à 8 trimestres pour la retraite de base.

1. Congé parental et retraite de base de l’Assurance Vieillesse :

– Les trimestres sont retenus de date à date.  Le nombre de trimestres correspondant est arrondi au chiffre immédiatement supérieur. On valide 1 trimestre à la fin de chaque période de 90 jours. Le reliquat de jours permet de valider un trimestre supplémentaire.
Exemple : si vous avez pris un congé parental de 20 mois, vous bénéficiez d’une majoration de 7 trimestres d’assurance retraite (6 trimestres pour les 18 premiers mois + 1 trimestre pour les 2 mois restants).

– Vous devez avoir suspendu votre contrat de travail pour pouvoir bénéficier de la majoration de trimestres pour congé parental. En effet, si vous avez décidé de prendre un congé à temps partiel, vous continuez à percevoir un salaire. Vous acquérez donc des trimestres cotisés (1 429,50 € de rémunération permet de valider 1 trimestre). Vous pourrez tout de même bénéficier de la majoration pour enfant (congé maternité + congé éducation).

– La majoration pour congé parental ne se cumule pas avec la majoration pour enfant. Votre caisse de retraite compare vos droits acquis au titre de chaque majoration et retient le nombre de trimestres le plus favorable.
Exemple : pour un enfant né en janvier 2011, la mère a bénéficié d’un congé parental qui permet de valider 5 trimestres. Dans le délai de 6 mois suivant le 4ème anniversaire de l’enfant, les parents choisissent de répartir équitablement la majoration éducation : 2 trimestres à chaque parent. La mère bénéficie donc de 4 trimestres de maternité + 2 trimestres d’éducation. Au moment de partir à la retraite, la caisse de retraite retiendra le dispositif le plus avantageux pour la mère, soit les 6 trimestres de majoration pour enfant.

2. Congé parental et retraites complémentaires :

Puisque vous ne percevez plus de salaire, vous ne bénéficiez pas de points complémentaires, sauf si au sein de votre entreprise a été conclu un accord prévoyant le versement de cotisations.

En résumé, vous avez droit à des trimestres correspondant à la durée effective du congé parental, sans être cumulables avec la majoration pour enfant. Ces trimestres sont pris en compte dans votre durée d’assurance pour le calcul de la retraite de base. Néanmoins, aucun salaire n’est reporté sur votre compte retraite, puisque vous n’en percevez plus, sauf si vous bénéficiez de l’Assurance vieillesse des parents au foyer (AVPF). De même, vous n’obtenez aucun point de retraite dans les régimes complémentaires.

(Source : service public)

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Qu’entend-on par retraite pleine ?

Retraite pleine

Régulièrement employée par l’Assurance vieillesse, l’expression « retraite pleine » laisse perplexe ! Retraite à taux plein, retraite pleine est-ce la même chose ?

Et bien non. Une retraite à taux plein ne veut pas dire systématiquement retraite pleine (ou retraite entière). Alors quelle est la différence entre les deux ?

1. Retraite à taux plein.
La retraite à taux plein signifie que vous avez obtenu le taux maximal de 50%.

La retraite de base de la sécurité sociale est calculée de la manière suivante :

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 50% × Nbr trimestres Assurance vieillesse / Nbr trimestres de référence

Pour obtenir le taux plein de 50%, vous devez :
– À l’âge légal de départ à la retraite (62 ans selon votre année de naissance), avoir acquis un certain nombre de trimestres. Celui-ci varie en fonction de votre année de naissance.
Vous êtes né en 1955 ? Vous devez totaliser 166 trimestres tous régimes confondus. Ou,…
– Attendre votre âge « taux plein ». Vous n’avez pas le nombre de trimestres nécessaire pour l’obtention de votre taux plein 50% ? A 65 ou 67 ans (selon votre année de naissance) vous bénéficiez automatiquement du taux plein de 50%.

Si vous partez à la retraite dans le cadre de la retraite anticipée pour carrière longue ou handicap, dans le cadre de la pénibilité, invalidité, ou inaptitude, vous bénéficiez automatiquement du taux plein de 50%.

Mais, retraite à taux plein ne veut pas dire retraite pleine ou entière. Vous pouvez obtenir le taux plein de 50% mais avoir tout de même une retraite proratisée.

Exemple : Une personne née en 1956 totalisera 150 trimestres à 67 ans. Elle bénéficiera automatiquement du taux plein de par son âge. Cependant, sa retraite sera proratisée. Car, dans le calcul de la retraite, on tient compte des trimestres acquis dans le régime de base de l’Assurance vieillesse.

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 50% (car 67 ans) × 150/166

Attention, si vous souhaitez partir à votre âge légal (62 ans) sans avoir acquis le nombre de trimestres nécessaires à l’obtention du taux plein, votre taux de liquidation subira une décote calculée en fonction des trimestres manquants.

Par exemple, vous n’avez que 160 trimestres au lieu de 166 ? Votre retraite sera calculée de la manière suivante :

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 46,25% × 160/166

2. Retraite pleine.
Si vous avez obtenu le taux plein de 50% et que vous avez la totalité de vos trimestres dans le régime de l’Assurance vieillesse, vous avez une retraite pleine ou dite « entière ».

Vous êtes né en 1955 ? Pour pouvoir bénéficier d’une retraite pleine, vous devez totaliser 166 trimestres dans le régime de l’Assurance vieillesse.

Moyenne des 25 meilleurs salaires (SAM) × 50% × 166/166

(source : Assurance vieillesse)

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Combien de trimestres pour la retraite ?

Trimestres pour la retraite

Tout dépend de votre année de naissance. La dernière réforme a allongé la durée d’assurance pour atteindre 172 trimestres pour les générations nées à compter de 1973. Alors, combien vous faut-il de trimestres pour la retraite ?

La durée d’assurance augmente de 1 trimestre tous les 3 ans à compter de la génération née en 1955. Ainsi, afin de bénéficier du taux plein de 50% de la sécurité sociale, vous devez avoir acquis un certain nombre de trimestres.

Trimestres pour la retraite :
1955/1956/1957 : 166 trimestres
1958/1959/1960 : 167 trimestres
1961/1962/1963 : 168 trimestres
1964/1965/1966 : 169 trimestres
1967/1968/1969 : 170 trimestres
1970/1971/1972 : 171 trimestres
A compter de 1973 : 172 trimestres (soit 43 ans)

Que prend en compte cette durée d’assurance ?
Vous devez comptabiliser comme trimestres pour la retraite à taux plein :
– les trimestres cotisés (trimestres acquis par vos cotisations, donc par vos salaires) ;
– les trimestres dits « assimilés » (chômage, maladie, invalidité, accident du travail, maternité, service militaire) ;
– les trimestres rachetés (rachat de trimestres pour études supérieures ou années incomplètes, activités à l’étranger …) ;
– les trimestres de majoration (maternité/adoption, éducation, congé parental, enfant handicapé, aidant familial d’un adulte handicapé).

Si vous avez été affilié auprès d’un autre régime de base, les trimestres acquis sont comptabilisés dans la durée d’assurance pour l’obtention du taux plein.

Calcul de la retraite sécurité sociale

– Exemple d’une personne née en 1956 ayant tous ses trimestres partant à 62 ans :

SAM (salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années) × taux de liquidation (50% si 166 trimestres tous régimes confondus) × 166 T (uniquement dans le régime de la sécurité sociale)/166 T

Exemple : 30 000 × 50% × 166/166 = 15 000 € annuel brut de pension de retraite sécurité sociale

Aussi, si vous n’avez pas le nombre de trimestres requis, une décote sera appliquée sur le taux de liquidation ainsi qu’une proratisation.

– Exemple d’une personne née en 1956 ayant 5 trimestres manquants partant à 62 ans :

SAM (salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années) × taux de liquidation (46,87% car 161 trimestres tous régimes confondus au lieu de 166) × 161 T (uniquement dans le régime de la sécurité sociale)/166 T

Exemple : 30 000 × 46,87% × 161/166 = 13 637,48 € annuel brut de pension de retraite sécurité sociale

Attention, si vous subissez une décote sur votre taux de liquidation, vos retraites complémentaires Arrco et éventuellement Agirc (si vous étiez cadre) seront impactées. Celles-ci seront calculées avec un coefficient d’abattement.

Afin d’éviter une décote sur votre taux, vous pouvez partir entre 65 ans et 67 ans selon votre année de naissance. Quelle que soit votre durée d’assurance, le taux plein vous sera accordé automatiquement. Votre retraite peut néanmoins être proratisée si vous ne totalisez pas le nombre de trimestres nécessaire dans le régime de la sécurité sociale.

– Exemple d’une personne née en 1956 ayant 5 trimestres manquants partant à 67 ans :

SAM (salaire annuel moyen calculé sur les 25 meilleures années) × taux de liquidation (50% car 67 ans) × 161 T (uniquement dans le régime de la sécurité sociale)/166 T

Exemple : 30 000 × 50% × 161/166 = 14 548,19 € annuel brut de pension de retraite sécurité sociale

(Source : Assurance Retraite)

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